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The International bonsaï festival

Danny Use, le travail de toute une vie…

C’est en 1970, en visitant les Floralies Gantoises que Danny Use se découvre une passion pour les bonsaï. Il n’était alors qu’un jeune pépiniériste, le travail des Chinois et des Japonais l’impressionne tant, qu’il réserve aussitôt un coin de sa pépinière à la culture des bonsaï. A cette époque, l’art du bonsaï n’était pas encore parvenu en Europe, l’objectif était essentiellement de les maintenir en vie.

C’est en 1980 qu’il rencontre Joseph Mertens, un autre passionné. Ensemble ils vont réunir des amateurs et créer un groupe dont le but commun sera la création et l’entretien des bonsaï. Ils attireront d’autres passionnés et monteront ensemble une première exposition, en 1982, pour montrer leur travail. C’est le début d’un changement radical dans la perception du bonsaï en Europe.

Carpinus Koreanum

Durant de nombreuses années, Danny Use a consacré toute son énergie à accumuler de nouvelles connaissances et à parfaire son expérience, tout en développant sa pépinière. Reconnu alors internationalement, Danny et son épouse Ingrid décident d’ouvrir un magasin à Wetteren (en Belgique) dédié uniquement au bonsaï.

L’intérêt, ainsi que le commerce du bonsaï grandissant en Belgique mais aussi en France, sa culture a définitivement pris le pas sur la pépinière initiale. Le développement du marché a été si fort, qu’en 1992, Danny achète une nouvelle pépinière, rien que pour les bonsaï, sur un hectare, à Lochristi (en Belgique).

Non seulement satisfait d’exploiter son commerce florissant, Danny Use a créé une collection de haut niveau. Il a donc, peu à peu, concentré ses importations sur le Japon et développé des cours privés. Et, comme tout passionné, en voulant partager sa passion, il envisagea de créer en Europe l’équivalent de la Kokufu-ten, l’exposition Japonaise la plus réputée.
Le risque financier était important mais le marché avait évolué, faisant de cette discipline un véritable art reconnu en Europe, comme elle l’est depuis toujours, au Japon.
Les Ginkgo Awards 1, 2, 3, 4, 5 et 6 ont marqué à jamais l’évolution du bonsaï en Europe entre 1997 et 2007.

Juniperus Rigida

Aujourd’hui, après un nouveau déménagement, par manque de place, à Laarne, toujours en Belgique, sa passion n’a pas changé. Il est toujours mu par le même désir : mettre l’Europe au niveau du Japon en ce qui concerne la qualité des bonsaï. Il y travaille d’ailleurs avec l’école qu’il a créée, puisque de nombreux amateurs viennent y profiter de ses conseils, tant artistiques que botaniques. Nombreux sont les bonsaï issus de cette filière qui sont présentés dans les meilleures expositions internationales.

Sa collection privée, très réputée, continue d’évoluer sans cesse, de nouveaux projets venant remplacer certaines pièces parties chez d’autres amateurs.